J'ai eu l'honneur d'entendre Votre discours, en présence d’autres Maires français et italiens, réunis sur la place dédiée à Garibaldi, dans le moment le plus difficile que les relations entre nos pays aient connu après la fin de la guerre, c'est-à-dire lorsque Monsieur Salvini avait essayé de se rapporter à la tristement célèbre politique de Mussolini, celle des "canons à Vintimille".
En cette occasion, j'ai noté dans votre discours non seulement la préoccupation des conséquences que ce choix pourrait avoir sur la collaboration frontalière, mais aussi sur le sort de la démocratie en Italie.
J’ai essayé d’attirer l’attention des amis de Nice sur ce problème, mais je crois que le danger de voir placer à Pont Saint Louis une dictature, comme celle qui va s’établir à Rome après les prochaines élections, ne soit pas perçu.
Je considère aussi que la crise de la démocratie en Italie engendre un problème pour la France et pour toute l’Europe.
Surtout parce que – comme j’ai essayé d’expliquer dans l’article que je Vous remets ici joint – l’extrême-droite déclare de vouloir refuser la correspondance de nos lois avec celles de l’Union Européenne.
Je souhaite donc que nous nous revoyons tous, encore une fois, devant le monument dédié à Garibaldi, nous les Italiens pour manifester la volonté de défendre la démocratie et d’appartenir à l’Europe et les Français pour se déclarer solidaires avec nous.
Je Vous remercie pour Votre attention et, en attendant Votre aimable réponse, je Vous salue bien amicalement.